15 avril 2006

[Environnement] Et si le futur était le passé...

Ah qu’il fut bon ce temps où cette jolie région qui est la mienne était connue et reconnue pour ses vastes étendues agricoles et régulièrement soumise aux caprices du dieu Eole. Qu’il fut bon ce passé dans lequel des dizaines de générations se sont servies de ce que dame nature avait bien voulu leur confier. Dame nature fut généreuse, elle confia à ces hommes et femmes deux biens précieux : le vent et l’eau.

Ce n’est pas la nostalgie qui m’amène à évoquer mes souvenirs de jeunesse passés à parcourir les multiples sentiers de Beauce, c’est encore moins par nostalgie que j’en viens à regretter ce maudit jour où l’on a cru bon s’affranchir des offrandes de dame nature et que l’on a décrété l’arrêt de mort de l’une des plus grandes invention de l’homme : le moulin.

Cet intérêt pour le moulin n’est pas sans une certaine arrière pensée. En effet, le moulin n’est pas qu’un vulgaire engin qui a servi à moudre du grain pendant plus d’un millénaire, il peut également se vanter d’avoir été le premier instrument créé par l’homme spécifiquement pour transformer l’énergie hydraulique et éolienne en énergie mécanique. Cette transformation d’une énergie hydraulique ou éolienne en énergie mécanique aurait, tout à fait pu permettre de créer, à moindre frais, de l’énergie électrique.

L’intérêt du moulin n’est pas que celui-ci, équiper un moulin d’un générateur n’empêche nullement celui-ci de moudre du grain comme il le faisait avant. Certes, cela coûte plus cher à produire, mais cette augmentation de tarif peut largement être compensée en faisant, par exemple, visiter le moulin et en vendant le surplus d’énergie. Ce moulin est également composé d’un toit qui peut être recouvert de panneaux photovoltaïques qui peuvent augmenter la production électrique du moulin et contribuer à faire diminuer son coût de fonctionnement.

Cette solution permettrait, de surcroît, d’améliorer la perception de la production éolienne de l’électricité grâce à l’adoption d’un instrument de production parfaitement intégré dans le paysage local. C’est ainsi que je suis persuadé que ce type d’installation doit fleurir à nouveau en Beauce et que le bon vieux moulin a toujours l’avenir pour lui.

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