21 mars 2006

[GREVE] L'Unef refuse le dialogue!

L'UNEF, la première association étudiante de France, a décliné l'invitation du premier ministre qui proposait un dialogue et une renégociation du CPE. Celui-ci vient en effet de proposer une ouverture sur la réduction du temps de stage à un an et propose également le retrait d'un des points les plus sensible: le licenciement sans motif!
Pourtant, temps que ce projet renégocié ne sera pas posé noir sur blanc et annoncé de la bouche même du premier ministre, la mobilisation doit rester éveillée et les jeunes prudents! Voilà encore une preuve que la mobilisation contre le CPE fonctionne: le gouvernement plie petit à petit sur les points les plus facheux.

Pourtant il est assez scandaleux, que ceux qui se disent représentants des étudiants, et qui ont été élu, refusent le dialogue et ainsi jouer un grand rôle dans la négociation. L'UNEF dit que la France est un pays démocratique et que tout le monde a le droit de s'exprimer!!! Or en refusant le dialogue il fait exactement le contraire! Certes Dominique De Villepin est passé en force avec le CPE , mais il est ridicule et inintelligent que les étudiants en face de même! Aussi l'UNEF fait une très grosse erreur en s’écartant du débat car il perd une grande partie de sa crédibilité (même auprès des autres organisations politiques proches du mouvement comme on a put le constater au débat télévisé du 16 mars) et de son pouvoir de négocier directement avec le gouvernement. Pour rester dans la ligne de conduite décrétée par le parti : Comment veut-on demander le retrait du CPE si on refuse de rencontrer les principaux protagonistes?
Le 49.3 n'est pas une excuse au non dialogue aujourd'hui. Le 49.3, est un procédé qui, soi-diasant en passant, n'est pas une spécialité typiquement de droite comme on a put l'entendre dernièrement - Michel Rocard alors premier ministre de Mitterand l'avais usé lui aussi et plusieurs fois!
Qu'est ce que veut donc l'UNEF à part répéter qu'il veut"le retrait du CPE"? C'est une bonne question. Aujourd’hui les motivations de certains semblent dépasser la sphère de l'intelligible et du rationnel! Tout le monde campe sur ses positions. La protestation est une chose, un droit, mais elle a trop tendance à dégénérer. Les manifestations attirent les casseurs et font des blessés. Certains attendent-ils des morts? Aux AG, l'UNEF demande le dialogue, de pouvoir s'exprimer et affirme que le gouvernement ne l'entend pas, mais quand on leur offre la possibilité de s'exprimer face à face avec celui-ci, il refuse!

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Il est en effet scandaleux que lunef ni soit pas allé! cependant leur mot dordre est le retrait du cpe, il ne veulent pas négocier! c'est la seul défense que je leur trouve! mais heuresemnt les autres associations étudiantes y sont allé, comme luni je crois!

masseux de versailles a dit…

je ne cotione pas l unef...
ceci dit leur position est retrait du cpe et discussion ensuite... donc ils se tiennenty a leur ligne... en revanche ils auraient effectivement put demandé aux etudiants ce qu ils en pensaient, devaient ils ou non y aller...
PCQ perso savoir que l uni y etait... ca me fout les boules !!!!

Anonyme a dit…

ca fait plaisir enfin quelquun qui tourne pas autour du pot et qui dit ce quil pense. moi je le dis: cette article dit tout haut ce que beaucoup d'étudiants pensent tous bas.

aurel a dit…

Bah voyons... on réclame le retrait du CPE et on va aller négocier avec un med qui refuse de suspendre le CPE. Quant à la présence de l'UNI, vu qu'ils sont affiliés à l'UMP, ça parait normal.
Je ne suis pas particulièrment partisan de l'UNEF, mais ne pas aller à la discussion était la moindre des choses.

Max a dit…

Ce commentaire est digne des plus mauvais débats de nos AG (vides en plus). Lorsque l'on parle de l'UNI ou de l'UNEF dans nos articles (ce qui n'a jamais été le cas de l'uni pour l'instant) nous ne parlons pas de leurs idéaux mais de leur fonction au sein de la vie étudiante c'est à dire de nous représenter! L'UNEF majoritaire, est la plus concernée! Aussi n'oublions pas qu'ils ont des droits mais aussi des devoirs envers nous, alors lorsque la table des négociations s'ouvre (elle s'est fermée hélas hier au soir)l'UNEF n'a pas le droit, à mon sens, de refuser!

Anonyme a dit…

cvrai que luni n'est pas cité et heuresement car ils sont pas vraiment une référence! ta raison max, l'unef ne veut rien entendre et se dérobe à ses obligations! pour ma part je pense qu'ils veulent juste le chaos! c bien connu que le président de lunef veut avant tout faire une carrière politique et ne s'interresse qu'à nous dans ce but!

Anonyme a dit…

Juste une question très conne (au moins autant que moi) si tout le monde refuse le dialogue? on va arriver à quoi? et les exams? Enfin jdis ça, jdis rien, jsuis juste un peu blasée de récupérer des cours pour des mecs qui font grève sous leur couette et pas dans la rue (désolée fallait que jmette ça quelque part)

Max a dit…

Je ne me permetrais pas de l'affirmer mais je crois aujourd'hui que le mouvement de grève est un peu dans une impasse! Certaines personnes veulent aller jusqu'au bout et refuse le dialogue jusqu'à ce que, théoriquement, le premier ministre retire son projet de loi! Le problème est de taille puisque ce dernier refuse tout retrait mais il est pret à discuter ("améliorer" comme il dit) dès à présent! Je pense que la négociation du projet du CPE, avant que celui-ci ne soit retiré, serait considéré comme une défaite par les représentants étudiants devant le gouvernement! Une question d'amour propre? Peut-être pas, mais ça y ressemble!

milleker a dit…

Le CPE est une atteinte exprême au droit français et le président des propriétaires loueurs de logements (FSPL° a proposé sans vergogne un "CNE" pour les locations. Une possibilité de virer son locataire sans explication pendant deux ans...
Mettre la France sous CNE signifie la jungle juridique dans tous les domaines pendant 2 ans.
Quelles que soient les bons sentiments (??) qui entourent le CNE, comme pour les CPE, ce sont des atteintes très graves au droit.
Au vu des évènements, un premier ministre, soutenu par son président sont "droits dans leurs bottes" pour faire passer en force le CPE. (49-3, etc...).
Les manifestations peuvent amplifier ou s'étioler. Mars 2006 n'est pas Mai 68. Les ouvriers et emplyés ne peut se mettre en grève, tellement la pression du chomage est forte.
La seule porte de sortie apparait du coup une invalidation de la clause de licenciement de cette lloi par le Conseil Constitutionnel.
Or les sages ont déjà accepté le CNE. Sauront ils trouver des arguments pour invalider le CPE?
On a pu voir que les juristes savaient toujours trouver des arguments plausibles dans bien des situations délicates.

Damien a dit…

Pour plus d'informations concernant le CPE, le dernier billet de ce blog traite de l'analyse par maître Eolas (blog "Le journal d'un avocat"). Certes il est juriste, mais semble moins retors que certains.
Pour ce qui est du "CNE-location", ce fut un coup lancé par la FSPL, mais heureusement sans conséquences. Toujours est-il que l'idée a fait bondir bien du monde